08 décembre 2018

Lire Hildegarde – Livre VIII – Mayence

A Mayence, le bon empereur Barberousse convoque une fête et tu t'y retrouves. Toi, lecteur. Toi, l'auteur ? On dresse des tentes, on sert à boire, les conteurs se retrouvent, boivent plus que les autres et se racontent des histoires qui ne finissent jamais. Tu profites bien du séjour pour apprendre ce qu'il advint de la juive de Worms ou du terrible Renaud Dassel (et du siège de Milan), ou d'Arnaud de Brescia ou du Kaiser à Canossa et de Mathilde de Toscane.
Ce livre est le plus heureux de tous, il nous emmène dans de bons moments. On boit un tonnelet de bière, installés sur un balcon en vue des toits de tuile vernie de la ville. On écoute les femmes caustiques et moqueuses qui nous rappellent déjà leurs contemporaines effacées par des hommes moins intelligents qu'elles. On se retrouve même dans le palais impérial, suite à l'effondrement d'une tribune, à écouter le plus étonnant de tous les conteurs.
Les histoires sont une monnaie et une joie. Elles ne sont jamais finies. L'archipoète a bien compris qu'il faut les continuer toujours. Et toi aussi, tu comprendras avant de partir, que la fin n'a pas beaucoup d'importance.
Après les troubles, les visions, les saints, les conquêtes et les morts, Mayence est un moment heureux.

Mainz, 1565 (je n'ai pas de photo antérieure)

Ce billet fait partie d'une série consacrée au roman Hildegarde, de Léo Henry.

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